BIARRITZ, CITE IDEALE
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En 1851, date du premier recensement de population, Biarritz compte 2048 individus. En 2001, quelques 150 ans plus tard, soit un temps relativement court, ce chiffre est multiplié par treize ! Comment expliquer le passage de ce qui n’était qu’un petit village de pêcheurs pauvres à une ville de réputation internationale ?
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Le tourisme, d’essence aristocratique, et la villégiature sont à l’origine de l’essor démographique et du dynamisme économique de Biarritz qui naît dans la seconde moitié du XIX °siècle .La réputation prestigieuse de la ville vient de l’établissement dans le site, en 1854, de l’impératrice Eugénie et de Napoléon III.
Les grands de France et d’Europe séjournent ou s’établissent dans ce qui devient une station balnéaire à la mode. Rapidement équipée d’infrastructures de loisirs (casino notamment) et raccordée au réseau ferroviaire national, Espagnols, Anglais, Russes ou Américains trouvent sur place de quoi se divertir au cours des deux saisons d’ouverture de la station.
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Par ailleurs, ces étrangers diffusent hors des frontières du département des Basses-Pyrénées et dans leur pays une représentation de Biarritz qui est un élément du mythe qui se développe alors, et qui reprend le mythe de « la cité idéale ». En effet , au désir de rivage et à l’exotisme de l’époque romantique recherchés par les premiers touristes – tels Victor Hugo, qui visite Biarritz en 1843 -fait place la quête de la station mondaine, lieu de rencontres des élites économiques et sociales du temps . Elle est une sorte de réhabilitation de la ville ou, plus encore, une ville parfaite par opposition à la ville ouvrière, laborieuse et dangereuse. Toute une littérature glorifie les charmes de la cité. Très intéressants sont, dans ce registre, les écrits scientifiques, en particulier ceux des médecins qui vantent la qualité de l’air, de l’eau ou du vent de Biarritz pour démontrer qu’on vit ici plus longtemps qu’ailleurs ! Quand on sait que les guides touristiques, apparaissant vers la fin du XIXe s. relayent cette information, on imagine l’impact du message auprès de la clientèle potentielle.
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Ni la dépression économique de la fin du XIX°s. , ni la Grande guerre ne marquent un coup d’arrêt au développement de la station. Il est important de rappeler ici l’action déterminante des différentes municipalités de Biarritz – en particulier celle du maire Forsans de 1904 à 1919 – pour l’embellissement et l’amélioration de la qualité d’accueil des touristes.
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La Seconde guerre mondiale marque un tournant dans l’histoire de la cité. Un bombardement aérien a défiguré son front de mer en 1944 et la clientèle a changé. Jusqu’au milieu des années 50, la station traverse une période difficile. Les fêtes du marquis de Cuevas illustrent, d’une certaine manière, la fin de cette traversée du désert et s’ouvrent alors de vastes chantiers d’urbanisme qui vont transformer durablement l’aspect de la ville.
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Aujourd’hui devenue une référence dans le monde du surf ,
mais disposant encore d’un des dix premiers palaces de la planète, Biarritz sait mĂ©nager le moderne et le traditionnel et surtout valoriser son passĂ© de ville de qualitĂ©.Â
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