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Daniel Carmantrand de Planet it’s up to you:un homme d’action.

img_6046Daniel Carmantrand, fondateur de l’association biarrote « Planet it’s up to you »: Un homme d’action préoccupé de la sauvegarde de notre environnement.

Le fait d’avoir passé sa jeunesse dans une banlieue, « dans une cité », comme on a coutume de le dire, à Sarcelles , a probablement influencé Daniel Carmantrand. Dès l’enfance, il est affecté par les bouleversements climatiques, sensibilisé par l’épuisement des ressources et l’indifférence des hommes  au milieu naturel: la préservation de la planète et de l’environnement deviennent une obsession. Il a 11 ans quand la famine  s’abat sur L’Ethiopie ; un documentaire « Une vie à travers une espérance » le conforte dans son engagement. Pour cela, il lui  faut se donner les moyens ; quand on vit dans des quartiers défavorisés, à cette époque qui n’est pas si lointaine, le salut vient des études et du travail. Daniel l’a bien compris et adolescent, volontaire et tenace,  il présente tous les concours possibles. Ses réussites lui donnent confiance ; poussé par sa motivation de protéger « notre terre », à seize ans à peine, loin des siens, il passe une année scolaire à la Réunion, à étudier certes, mais surtout à suivre les programmes de l’INRA. De retour en métropole, il passe son bac, mais une problématique le tenaille : comment se nourrir et se loger dans l’avenir ? Sa voie est tracée : il sera architecte et se spécialisera dans l’irrigation des terres tropicales et le logement.

Son dynamisme et son esprit d’entreprise font de lui un homme d’affaires avisé dans le bâtiment, à la tête d’une PME de 200 employés. Indépendant, il peut appliquer ses idées : construire de petites maisons, convaincre les futurs propriétaires du bien fondé de « l’isolation » pour consommer moins d’énergie. Il aurait pu vivre dans le cocon douillet d’une vie réussie, construite pierre à pierre grâce à un travail acharné, si sa conscience ne l’avait rattrapé.

Il recommence à bourlinguer dans les pays émergents de l’Afrique ; à nouveau, lors d’un séjour à Madagascar , les questionnements s’emparent de lui: comment résoudre l’érosion des sols, la désertification due à la surexploitation de la forêt, le recul des cultures vivrières, la pénurie d’eau, l’affaiblissement  des ressources, alors que la population augmente, parallèlement à l’urbanisation sauvage , inhumaine et la  demande d’un meilleur confort ? Il fait alors un constat paradoxal: de ces hommes  d’une précarité indescriptible émanent une joie de vivre, une notion de partager un « rien », un moment, un coin de matelas, un bol de riz, un rire, ne  serait-ce qu’un sourire. Un seul remède à leur indifférence au milieu naturel : Eduquer, éveiller les consciences aux problèmes environnementaux.   L’homme d’analyse  se souvient que la problématique  était semblable en France, à un degré différent bien évidemment. L’homme d’action se met en marche. Séduit momentanément par le combat mené par Paul Watson, le fondateur  maintenant mondialement connu de Sea Sheperd, mythe vivant de la lutte contre la pêche à la baleine, il se rapproche de l’association, manque partir dans l’aventure.

 Mais les besoins se font aussi pressants ailleurs et il se lance dans la bataille. D’abord, il quitte Paris et renonce à une situation très confortable. L’envie irrésistible de revenir à l’essentiel, à un mode d’existence plus simple, plus proche de mère-nature le pousse à s’installer dans le Sud Ouest. Il partage son temps entre Biarritz (où il installe son association) et sa bergerie, nichée au creux de nos montagnes ; là,  il se ressource, réfléchit et mène une vie dénuée d’apparat, conformément à ses idéaux. Il doit agir partout  et les distances ne l’effraient pas : un jour en Asie, un autre aux USA, le lendemain en Amérique du Sud, le voilà dans le Grand Nord Canadien, affrontant les éléments et la banquise. Là-bas, ses contacts avec Hubert Reeves, l’astrophysicien couvert de récompenses, sensible aux problèmes de la planète et de la faune, sont  des chocs : on ne sort pas indemne de telles rencontres surtout quand le «  Grand homme »vous félicite pour votre authenticité  et suit votre parcours ! En Décembre encore, à bord du train Climate express, il se rend à Copenhague, la ville du sommet …il court les rues, parle, intervient, écoute, se renseigne tous azimuts. Il doit savoir de quoi il parle : la sincérité, la soif de l’exactitude et de la vérité sont des pans indissociables de son engagement.

Daniel Carmantrand n’est pas un ayatollah de l’écologie, qui seul détiendrait la vérité. Il amène sa contribution avec rigueur et sagesse. Trois maîtres mots : informer, communiquer, éduquer sur les sujets d’inquiétudes qui pèsent sur la planète. Il ne ménage pas sa peine.

·         Par le biais de films-débats en partenariat avec le Cinéma le Royal, il suscite des questions. Pas moins de 5 présentations en deux petites années « Nous resterons sur terre », « nos enfants nous accuseront », « Fooding », « Let’s make money », «  le Syndrome du Titanic » et le 13 Février « Océans ».Une séance originale qui offre  la parole aux jeunes et un débat mené par quatre ados versés dans l’action environnementale. Marie(12 ans), une collégienne à l’esprit vif et affûté couchera ses impressions immédiatement projetées sur grand écran. Ophélia(14 ans), fondatrice à 11ans de « Tous avec nous », une junior association saura exprimer ses émotions, comme son frère Enzo et son amie Laure. Du jamais vu ! La présence bienveillante de Daniel et de ses invités,  Mme F.Pautrizel, Directrice du Musée de la Mer et Frédéric de Sea Sheperd  rassureront notre équipe qui donnera  libre cours à ses propres interprétations.

·         Par des interventions multiples dans les établissements scolaires régionaux, il vise à rendre responsables petits et grands. Rançon du succès : des écoles de Reims projettent de le faire venir…et il sera en Mars au lycée hôtelier.

·         Par des conférences, des colloques, des interventions médiatiques, il collabore  diversement avec de librairies parisiennes, le Musée de la Mer, les grandes associations écologiques.

·         Par ses actions  sur l’introduction «  mesurée » du bio dans les cantines, il mène un combat dont il sait qu’il doit se faire prudemment, à petits pas, mais qui l’entraîne à intervenir aux ADP(Aéroports de Paris). Un grand projet !

 

Ce qui me plaît en Daniel Carmantrand, c’est son authenticité. Loin de se poser en donneur de leçons, il n’impose rien, ne juge pas, suscite, guide; son bon sens, son souci de l’autre et de l’environnement semblent couler de source. Débordant de modestie, jamais il ne cherche à se mettre en avant et sa lutte pour réduire notre impact sur la planète est totalement désintéressée. Pour preuve, il a renoncé à son métier et ses avantages pour se donner le temps de transmettre. Son engagement professionnel, désormais, se fait en tant que « Consultant sur les problèmes environnementaux ». Nombreux sont ceux qui se penchent aujourd’hui sur son parcours, ses actions sur le terrain. Pas étonnant qu’il ait été repéré : fruit de son travail, récompense de ses efforts, son association va devenir une Fondation. Daniel sera encore plus dans l’action ! Il n’attendra pas qu’une catastrophe survienne pour s’intéresser à un lieu, (« ne pas prévoir c’est déjà gémir », répète-t-il souvent), il avancera en prônant la globalité planétaire des problèmes écologiques et vantera avec justesse qu’il y a symbiose entre la Nature et les individus. Nous tenons là un Biarrot d’exception. ! Le 27 Mars prochain au Royal, à 20H30, le combattif Paul Watson , de Sea Sheperd sera là pour un débat, juste reconnaissance pour Daniel Carmantrand. Soutenons-le , cest un honneur pour notre ville.  

                                                                                   Denise Servy, le 11 Février 2010.

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